Notre programme de base
Avec Fokus, nous voulons redéfinir et mettre en œuvre la manière dont la politique est faite et vécue par les citoyens. Pour nous, le citoyen n’est pas seulement un consommateur. Les citoyens sont des personnes responsables qui vivent ensemble dans une société organisée. Ils légitiment eux-mêmes les règles qui régissent le fonctionnement de cette société. La simple consommation de biens, de services et de propositions politiques ne les définit pas.
Ce qui les caractérise, ce sont leurs opinions et leurs convictions, leur engagement personnel et social et leur volonté d’assumer des responsabilités – pour eux-mêmes et pour les autres. C’est pourquoi nous voulons nous adresser à tous les citoyens qui adhèrent à des valeurs et à des idées démocratiques, libérales, sociales et réformistes, et leur offrir et être une plate-forme.
Nous considérons qu’une large participation aux processus politiques est une condition importante pour une intégration réussie. La société luxembourgeoise évolue de manière si complexe et diversifiée que nous devons créer de nouvelles bases pour la compréhension et la cohabitation. Ensemble, pas les uns à côté des autres.
À partir de l’année électorale 2023, nous voulons réduire le retard des réformes qui se sont accumulées ces dernières années en occupant une position forte en matière de responsabilité politique et en faisant avancer notre pays avec des personnes, des idées et des concepts nouveaux.
Pour concrétiser notre vision, nous cherchons, avec les citoyens, des solutions honnêtes et équilibrées pour relever les défis auxquels notre pays est confronté. Pour atteindre nos objectifs, nous utiliserons notamment Fokus.lu comme plateforme numérique innovante.
Parmi nos valeurs :
- le respect de la liberté individuelle, qui s’accompagne du respect des citoyens et de la responsabilité individuelle ;
- la prise de conscience des responsabilités et des devoirs associés aux droits et libertés démocratiques ;
- la protection des individus et de la collectivité par un État disposant de moyens efficaces pour faire respecter la loi ;
- l’égalité des chances et l’équité pour tous ;
- l’ancrage irrévocable de notre pays dans l’Union européenne, que nous avons contribué à fonder et grâce à laquelle la souveraineté du Luxembourg acquiert seulement une signification moderne.
Promouvoir les valeurs citoyennes signifie également que l’État doit assumer la responsabilité d’accomplir ses tâches et sa destinée. Pour cela, la politique doit s’intéresser à chaque citoyen. Elle doit le faire savoir clairement. Dans une société démocratique, l’autorité n’est pas gratuite et ne se suffit pas à elle-même. A nos yeux, elle doit être créée et légitimée : par l’honnêteté, la compétence et le bon sens.
La pandémie nous a fait prendre conscience des forces et des faiblesses de notre société. L’engagement sans faille d’une grande majorité de la société a été une condition essentielle pour pouvoir survivre à la pandémie. Sans eux, il n’aurait pas été possible de faire fonctionner le système de santé et le système scolaire. Sans eux, il n’aurait pas été possible de garantir la loi et l’ordre. Sans eux, l’approvisionnement en biens essentiels n’aurait pas été garanti. C’est grâce à cet engagement et à cette solidarité que nous pourrons surmonter les crises à venir.
C’est sur la base de ces valeurs que notre société doit se ressouder.
Nous reconnaissons la nécessité évidente de rassembler la société, de combler les fossés qui se sont creusés et de relever ensemble les défis qui attendent notre pays et l’Europe.
Il s’agit entre autres du changement climatique, du logement et de la vie au Luxembourg, du bien-être et des perspectives d’avenir de nos enfants, de la mobilité et de la hausse des prix.
Nous constatons qu’une série de scandales politiques a fait perdre beaucoup de confiance aux hommes politiques et à la politique en général, et que de nombreuses personnes souhaitent une autre façon d’élaborer et de communiquer les politiques. Les affrontements idéologiques rendent les débats politiques de plus en plus stériles. Les partis orientent de plus en plus leurs programmes vers la moindre résistance des électeurs.
Les politiques se concentrent sur la gestion des problèmes et des difficultés connus. Notre politique s’appuie sur des preuves scientifiques pour prendre les bonnes décisions.
Nous sommes toujours prêts à intégrer de nouvelles connaissances dans nos réflexions et à réorienter nos positions. Pour ce faire, nous créons des groupes de travail thématiques ouverts aux experts extérieurs, qui contribuent de manière significative à l’élaboration de nos positions. C’est pourquoi nous créons une plateforme Internet qui rassemble les arguments des membres et des non-membres. En outre, cela permet de comprendre de manière transparente nos positions et le chemin parcouru pour les atteindre.
La reconnaissance et la promotion de l’engagement citoyen est un principe fondamental de notre parti, cela signifie pour nous de soutenir les communautés solidaires à tous les niveaux et de reconnaître ainsi leur valeur. Outre les valeurs citoyennes et l’engagement, le dialogue avec tous les citoyens luxembourgeois est une priorité pour renforcer la cohésion de tous les habitants du pays.
Nous misons sur un dialogue citoyen structuré. Ce dialogue doit permettre aux habitants du pays, qui représentent toutes les composantes de la société, d’émettre des propositions et des suggestions sur les politiques institutionnelles qui devront être traitées par les institutions concernées.
C’est dans cette même optique que nous nous engageons, lors des élections municipales, à constituer des listes citoyennes là où cela s’impose. Nous voulons donner aux citoyens engagés la possibilité de s’investir dans leur communauté, sans pour autant être affiliés à un parti ou à une idéologie. L’engagement politique doit ainsi être possible même sans carte de parti. Nous souhaitons contribuer à ce que ce soit le cas dans le plus grand nombre possible de communes.
Nous considérons qu’il est de la responsabilité des partis politiques de se libérer des vieilles entraves et d’impliquer politiquement les citoyens. C’est dans cet esprit que les transferts entre partis sont gérés chez nous de manière propre et transparente. Un mandat politique appartient au parti pour lequel on s’est présenté et doit revenir à ce parti en cas de démission ou de retrait. Nous voulons montrer l’exemple dans ce domaine.
Nous constatons qu’une série de scandales politiques a fait perdre beaucoup de confiance dans la politique et les politiciens, et que de nombreuses personnes souhaitent une autre façon de concevoir et de communiquer la politique.
Nous reconnaissons la nécessité évidente de rassembler la société, de combler les fossés qui se sont creusés et de relever ensemble les défis qui attendent notre pays et l’Europe. Il s’agit entre autres du changement climatique, du logement et de la vie au Luxembourg, du bien-être et de l’avenir, des chances de nos enfants, de la mobilité et de la hausse des prix.
La reconnaissance et la promotion de l’engagement citoyen est un principe de notre parti ; cela signifie pour nous de soutenir les communautés solidaires à tous les niveaux et de reconnaître ainsi leur valeur. Nous voulons par exemple encourager les associations et les fédérations qui, par leur engagement, sont un élément important de la cohésion sociale dans ce pays.
Le bénévolat doit être rendu plus attractif par une loi-cadre attendue depuis longtemps. Nous voulons encourager et développer le bénévolat au service de la collectivité, aussi bien dès le plus jeune âge que plus tard dans la vie. Un service bénévole doit apporter à la personne qui le fournit non seulement une reconnaissance, mais aussi des avantages sociaux concrets.
Il vise avant tout à donner aux jeunes de tout le pays et de toutes les couches sociales la possibilité de travailler avec d’autres sur des thèmes importants : de la protection de l’environnement à l’aide aux personnes âgées, en passant par l’aide aux associations et à la coopération au développement et à l’armée.
Les familles sont une partie importante de notre société et nous voulons leur laisser le choix de s’organiser. Outre la gratuité des services de garde d’enfants et les offres publiques visant à concilier vie professionnelle et vie familiale, nous voulons donner aux parents qui souhaitent passer plus de temps avec leurs enfants la possibilité de le faire après le congé parental. Pour que quelque chose puisse être un choix pour une période courte ou longue, il faut enfin s’assurer que cela n’interrompt pas les carrières en matière de sécurité sociale.
La question fondamentale qui se pose est de savoir si l’on peut encore se permettre une vie de famille lorsque seul l’un des parents dispose d’un revenu régulier. Dans la pratique, de nombreux parents n’ont pas la possibilité de faire un choix sur la manière de combiner vie professionnelle et vie familiale. L’offre de garde d’enfants de qualité en dehors du cadre familial doit être maintenue et développée. Le choix de s’occuper soi-même de ses enfants ne doit plus être considéré comme un choix inférieur et doit être mieux défini et encadré.
Les professionnels de la culture ont beaucoup souffert de la pandémie. Nous avons cependant pu constater l’importance de leurs réalisations dans notre société. C’est pourquoi il est important pour notre parti de continuer à les soutenir. Une société libérale ne peut se concevoir sans vie et travail culturels. La performance créative est valorisée et enseignée comme faisant partie intégrante de notre mode de vie.
Les crises sanitaires actuelles ont montré que le Luxembourg a un grand besoin de rattrapage en matière d’investissement dans les soins de santé. En outre, le cadre juridique nécessaire pour pouvoir réagir plus rapidement et plus efficacement aux pandémies à l’avenir fait défaut. La formation et l’attractivité des professions de santé doivent être adaptées aux défis.
Dans de nombreux domaines, comme l’obstétrique ou la gériatrie, les besoins liés à la croissance démographique sont parfois déjà supérieurs à l’offre. Nous devons convenir qu’un système de santé performant a un coût et que la croissance démographique ne fait que renforcer les besoins et les exigences. Les grands instruments médicaux doivent être disponibles en nombre suffisant là où ils sont le plus accessibles aux patients.
Renforcer la prévention des maladies mentales et physiques et le travail d’information qui y est associé. Enfin, il est temps d’impliquer plus activement les acteurs du secteur de la santé dans les discussions et les décisions.
La politique reste compétente pour poser les jalons nécessaires, mais l’année écoulée a également montré l’importance du dialogue et des échanges scientifiques.
Ces dernières années, la politique scolaire est devenue un chantier permanent dans lequel on a ouvert plus de tombes qu’on n’a pu en fermer. Si l’éducation est un défi permanent pour tous les acteurs, elle ne doit pas devenir un éternel chantier où les uns ne savent plus ce que les autres veulent vraiment.
La politique scolaire, c’est aussi et surtout un dialogue qui fonctionne entre toutes les parties prenantes. La priorité est de rétablir ce dialogue en toute confiance, avec la mission claire de faire en sorte que le système scolaire permette à des jeunes responsables et bien formés de quitter l’école.
Nous nous engageons en faveur du système d’enseignement public général au Luxembourg. Nous voulons lutter contre la privatisation de l’offre scolaire et la création d’un environnement dans lequel les écoles sont en concurrence les unes avec les autres. La coopération entre tous les acteurs doit être améliorée de manière durable afin de faire en sorte que, dans l’école publique, chacun puisse faire son chemin dès le plus jeune âge sans se perdre dans un pot-pourri de méthodes d’évaluation différentes. Les élèves luxembourgeois devraient pouvoir suivre cette école en 12 ans.
Nous considérons la numérisation comme une réalité, mais nous reconnaissons également les nombreux problèmes qu’entraîne une numérisation excessive et mal gérée dans les écoles. Le cadre pour cela et pour l’ensemble de la politique scolaire doit être défini de manière claire et compréhensible.
La formation professionnelle a souffert de nombreuses réformes, sans pour autant que la formation et le métier d’artisan ne soient considérablement revalorisés. Cette formation a besoin d’un cadre clair, basé sur le mérite, qui devienne la sortie de secours de ceux qui, autrement, n’auraient plus d’espoir dans le système éducatif.
L’artisanat doit redevenir rentable et désirable en tant que profession et être encouragé en conséquence à l’école. Nous voulons nous éloigner d’une logique dans laquelle l’enseignement secondaire cherche de plus en plus à ne former que de futurs étudiants.
L’université mérite toujours un soutien fort pour l’éducation et la recherche. L’implication des entreprises doit être renforcée afin qu’elles puissent bénéficier des résultats de la recherche plus facilement qu’auparavant. La coopération avec les universités internationales doit être développée, tout comme l’offre de logements pour les étudiants et les doctorants.
Toute formation doit ajouter aux contenus purs un objectif compréhensible. Or, cet objectif, s’il est atteint, l’est toujours plus tard. Nous remettons fondamentalement en question le fait qu’une personne ne puisse pas travailler sur le marché du travail avant l’âge de 30 ans parce que l’industrie académique l’a fait passer d’un diplôme à l’autre jusqu’à cet âge. Outre l’absurdité d’études toujours plus longues pour tous, cette charge n’est pas non plus durablement supportable pour le système de sécurité sociale.
Nous voulons une nouvelle taxation du travail et du capital afin que la charge fiscale soit plus équitablement répartie. La réforme fiscale de 2017 a posé quelques jalons pertinents et importants, mais une autre réforme qui prendrait en compte la fiscalité des prix, mettrait l’accent sur l’écologie et mettrait fin à des années d’injustice a été manquée.
Nous voulons un nouveau paysage fiscal dans lequel ce n’est plus le mariage, mais le nombre de personnes à charge dans un ménage qui détermine la charge fiscale. Cela inclut les enfants, mais aussi les personnes âgées qui sont soignées à domicile. La séparation ou le décès d’un partenaire ne doit plus influencer l’imposition individuelle.
Un nouveau paysage fiscal a besoin d’accents écologiques clairs. Mais il ne doit pas conduire à une augmentation de l’imposition pour des raisons de nécessité écologique et climatique, au contraire : un comportement responsable doit conduire à une réduction de la charge fiscale globale.
Nous voulons simplifier les formalités administratives liées aux prestations sociales afin de nous assurer que les citoyens qui ont besoin d’aide la reçoivent.
Outre une réforme fiscale générale, il est également urgent de réformer l’impôt foncier. le principe selon lequel les enfants peuvent hériter de terrains à bâtir n’est pas en cause. La mesure dans laquelle différents grands propriétaires fonciers rassemblent des terrains à bâtir à des fins spéculatives doit toutefois être prise en compte par une taxe substantielle correspondante.
L’index doit être réformé car il est socialement injuste, une tranche d’indexation n’apporte pas grand chose aux bas salaires. Comme le barème fiscal n’a pas été adapté à l’inflation depuis 1996, chaque tranche d’indexation fait glisser de plus en plus de citoyens vers des tranches d’imposition de plus en plus élevées et leur donne de moins en moins de compensation financière réelle.
Le dialogue social revêt une importance particulière au Luxembourg. Nous reconnaissons l’importance d’un dialogue régulier avec les partenaires sociaux. Celui-ci ne doit toutefois pas se transformer en un dialogue de façade, comme c’était le cas jusqu’à présent, mais fournir des solutions communes pour faire face à des problèmes aigus.
Le respect de l’environnement et la préservation des moyens de subsistance de tous les habitants de la planète sont des points essentiels de notre politique. Nous devons ralentir autant que possible le changement climatique et, d’autre part, préparer notre société à des changements majeurs. Non seulement dans les transports, mais aussi dans le monde du travail et dans la manière dont nous produisons et consommons l’énergie.
L’ouverture technologique est pour nous le meilleur encouragement à l’innovation et au progrès scientifique, sur lequel travaillent chaque jour des milliers de personnes et d’entreprises. Nous voulons réduire progressivement et systématiquement la consommation élevée de ressources de notre pays en incitant concrètement les citoyens à modifier leur comportement et leur consommation dans ce sens.
L’État et les municipalités doivent également faire beaucoup plus d’efforts pour réduire la consommation d’énergie et d’eau potable. En outre, nous devons enfin prendre conscience que l’électricité ne sort pas de la prise, mais doit être produite et transportée avant de pouvoir être utilisée.
Nous accompagnons la poursuite de l’électrification de l’économie et de la mobilité avec une vision positive, mais sans perdre de vue les réalités.
La création d’une économie de l’hydrogène devient de plus en plus une nécessité absolue. De la mobilité et du transport à l’industrie lourde, l’hydrogène offre la possibilité de se déplacer, de se chauffer et de produire sans émissions nocives. L’hydrogène peut contribuer à la nécessaire indépendance énergétique de notre continent et de notre pays.
Le pavillon maritime luxembourgeois peut et doit devenir un instrument de promotion de l’hydrogène dans le transport maritime. Le Luxembourg peut et doit se placer à l’avant-garde d’une évolution internationale vers une économie qui utilise l’hydrogène vert comme une ressource principale.
Rester dépendant des fournisseurs d’énergie fossile n’est plus une option. Au début de la pandémie, nous étions tous d’accord pour dire que l’Europe en général et le Luxembourg en particulier ne produisaient plus assez à eux seuls.
Une véritable politique industrielle est donc une nécessité absolue. Cela nécessite de la planification, une volonté d’innovation et une prise de risque, car la concurrence industrielle mondiale n’est pas un cadre facile pour les entreprises au Luxembourg. Et surtout, il faut la volonté politique de redonner à l’industrie une part correcte de notre produit intérieur brut.
Au Luxembourg, nous menons depuis de nombreuses années un débat sur la croissance, comme si elle pouvait être contrôlée avec précision. Mais cela ne fonctionne pas. Et en même temps, il est clair que le Luxembourg ne peut pas croître indéfiniment. C’est pourquoi nous devons nous développer différemment.
Accueillir chaque année plus de 10.000 personnes au Luxembourg ne peut pas être une réalité tenable à long terme. Les charges énormes qui en résultent pour le marché du logement, les transports et les écoles, mais aussi pour l’administration, la police et les tribunaux, ne peuvent pas être supportées durablement.
C’est pourquoi nous devons réfléchir au développement économique dans la Grande Région. Une bonne option serait de créer des zones d’activités communes en dehors des frontières du Luxembourg, garantissant l’innovation, la production et la création d’emplois. Le Luxembourg et les pays voisins devraient bénéficier de ces zones de la même manière.
Nous voulons maîtriser la croissance effrénée et toutes ses conséquences négatives, comme la forte pression sur le marché du logement et sur le trafic routier. C’est pourquoi nous avons besoin d’un concept de développement économique pour l’ensemble de notre Grande Région. Une véritable réorganisation territoriale du pays, avec des municipalités fortes et capables d’agir face aux nécessités de planification nationale, est non seulement nécessaire mais urgente. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons enfin régler le problème du logement.
Des formes innovantes de construction, de propriété et de logement sont nécessaires, et ce sans attendre. Pour cela, nous avons besoin de terrains constructibles et, surtout, de la volonté de faire du logement un droit fondamental. Nous voulons réduire fortement les frais d’achat et de vente des logements familiaux et contribuer ainsi à la simplification administrative.
Nous voulons également supprimer les droits d’enregistrement pour les logements occupés par leur propriétaire. Cela devrait rendre l’achat d’un logement privé plus avantageux d’environ six pour cent. Cette réglementation doit également servir d’instrument de promotion pour la construction de logements locatifs : Ceux qui construisent de tels logements doivent être exonérés des droits d’enregistrement.
La simplification administrative et l’accélération des procédures sont annoncées comme des priorités depuis des années. Mais il ne s’est toujours pas passé grand-chose dans ce domaine. Nous ne voulons plus entendre d’explications sur les raisons pour lesquelles les choses ne vont pas mieux et plus vite, mais nous voulons trouver des solutions pour que les choses aillent plus vite. Enfin, les acteurs du secteur de la construction doivent être impliqués plus activement dans les discussions.
Le passé a malheureusement montré que les responsables politiques n’ont pas eu jusqu’à présent la volonté d’intégrer cette expertise existante dans le débat, ce qui, en plus des procédures lourdes, entraîne une frustration supplémentaire et ne favorise certainement pas la résolution des problèmes existants.
Des communes plus efficaces signifient également une professionnalisation de la politique au niveau communal. Le rôle du maire, sa disponibilité pour le citoyen et son influence sur la politique nationale en tant que mère ou père d’une commune doivent être renforcés. Parallèlement, il n’y a pas de place pour les doubles mandats.
D’un autre côté, nous demandons également plus de transparence sur toutes les recettes dans la politique nationale. Le salaire d’un ministre est publiquement connu et compréhensible, mais à la Chambre des députés, il y a presque autant de salaires différents qu’il y a de députés. Nous voulons remplacer cela par l’introduction d’une rémunération unique pour tous les députés, correspondant à leur responsabilité envers le pays et imposée comme tout autre salaire dans le pays.
En outre, tous les intérêts économiques et sociaux des députés devraient être rendus publics et le montant de leurs éventuels revenus annexes devrait être communiqué de manière suffisamment précise. Pour les ministres et les députés, un certain pourcentage de leur rémunération doit être constitué chaque année sous forme de droit à pension. Cela permettra de supprimer de nombreuses dispositions cumulatives et anti-cumul et de donner à la politique une perspective claire en matière de retraite.
Nous voulons que le service public devienne plus efficace sans augmenter ses coûts et sans faire d’économies sur ses services. La numérisation doit être abordée de manière cohérente et apporter un réel avantage aux citoyens.
Nous sommes convaincus qu’une réforme de la fonction publique doit se faire avec la fonction publique et non contre elle. C’est la seule façon de rendre justice au rôle important de la fonction publique et d’améliorer à nouveau l’efficacité des services publics. Pour ce faire, nous voulons entamer un dialogue avec les structures représentatives de la fonction publique.
L’État de droit doit disposer de moyens plus efficaces pour rendre la justice et la faire appliquer. La carrière des policiers doit être à la hauteur des enjeux en termes de formation, de reconnaissance et de rémunération, et les policiers devraient faire du travail de police et non écrire des rapports en permanence. En outre, il y a un grand besoin de réduire les obstacles administratifs et de doter les tribunaux de personnel pour que la justice puisse être rendue plus rapidement.
L’État de droit implique aussi et surtout que toute personne qui menace l’ordre public doit être punie. Pour cela, nous n’avons pas besoin d’une loi sur les manifestations, mais seulement d’une mise en œuvre cohérente des possibilités légales actuelles. Les personnes qui appellent publiquement au meurtre et aux blessures corporelles, qui mettent physiquement en danger d’autres personnes lors de manifestations et qui attaquent les policiers, remettent en question l’État et son monopole de la violence. C’est inacceptable et doit être sanctionné systématiquement et dans tous les cas.
Notre société est diverse et comporte de multiples facettes. De plus, comme beaucoup d’autres sociétés, elle est en proie au scepticisme vis-à-vis des institutions, à la prolifération des fake news et à une fragmentation qui fait que de nombreuses personnes ne se retrouvent plus dans leur État et ses institutions. Nous ne pouvons et ne devons pas accepter cette situation.
Nous ne pouvons et ne devons pas non plus accepter la montée de la violence et la remise en question constante de toute autorité.
Afin de renforcer la cohésion entre tous les habitants du pays, nous voulons mener un dialogue citoyen structuré auquel chaque habitant du Luxembourg âgé de 16 ans ou plus pourra participer s’il est tiré au sort. Ce dialogue doit permettre aux habitants du pays – tirés au sort et représentatifs de toutes les composantes de la société – de faire des propositions et des suggestions aux politiques institutionnelles, qui devront ensuite être traitées par les institutions concernées.
Ce concept de dialogue citoyen a déjà donné lieu à des réformes législatives et constitutionnelles dans de nombreux pays, qui ont par la suite bénéficié d’une très large reconnaissance sociale.
Nous considérons notre pays comme une voix forte au sein d’une Europe forte, unie non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan social, tout en étant capable de se défendre et de défendre ses valeurs à l’extérieur. Faire de l’Europe un acteur important sur la scène mondiale, afin de pouvoir imposer nos idées, de la politique commerciale à la politique climatique, est et reste notre grande préoccupation dans un monde globalisé.
Notre politique de développement doit miser fortement sur le transfert de connaissances et un véritable développement économique. L’approche caritative du passé n’est plus adaptée aujourd’hui. La lutte contre la pauvreté ne sera efficace que si les États sont capables d’agir. Ils doivent être en mesure de créer et de formaliser une économie industrielle et de services, d’effectuer des transferts de fonds de manière officielle et par l’intermédiaire de banques, de lever des impôts et d’établir un budget afin de permettre une redistribution sociale.
Dans tous ces domaines, le Luxembourg peut être un partenaire fort et compétent. Mais nous devrions aussi continuer à concentrer nos moyens sur un nombre limité de pays partenaires pour lesquels la coopération avec le Luxembourg peut réellement faire la différence. Il est également possible de coopérer avec d’autres pays européens afin d’atteindre ensemble certains objectifs.
Des formes d’État dictatoriales, très proches de l’Europe, constituent une menace concrète et réelle pour la paix, la prospérité et notre mode de vie, à laquelle nous devons nous opposer fermement. L’ordre social libéral que nous voulons doit être défendu, y compris par des moyens militaires si cela s’avère nécessaire.
C’est pourquoi nous avons besoin d’un budget de la défense nettement plus élevé, afin que l’armée luxembourgeoise puisse fournir des prestations qui la rendent indispensable dans les opérations internationales. Pour cela, il faut investir de manière adéquate dans les infrastructures, les matériaux et la formation. L’époque de l’insignifiance supposée des hommes et des femmes en uniforme est révolue.
Sans armées puissantes, l’Europe sera nue face à ses adversaires ! Seules des armées fortes et puissantes garantissent que l’Europe ne sera pas la victime d’un soft power qui sombrerait dans une confrontation mondiale entre des puissances désireuses de se faire la guerre. Dans notre voisinage immédiat en particulier, il ne peut et ne doit plus arriver que des pays tiers mènent des opérations militaires sans légitimité européenne, dont l’Europe subit les conséquences.
Les Européens peuvent s’en protéger eux-mêmes, c’est à l’Europe de le faire !
Au Luxembourg et en Europe, nous avons trop longtemps laissé traîner de nombreux problèmes. Nous voulons nous concentrer sur les défis que nous avons énumérés dans ce programme de politique générale et réagir aux évolutions actuelles par des solutions courageuses et innovantes.
Tout cela en accord avec les valeurs et les objectifs que Fokus défend en interne et en externe.
Pour une société dans laquelle la coexistence sociale, écologique et intergénérationnelle est la priorité.