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Du système de retraite au système d’actifs

Disclaimer

L’article suivant est un article d’opinion de l’auteur concerné, qui ne reflète pas nécessairement la position du parti FOKUS. Nous sommes favorables à la diversité des débats et estimons donc important d’accorder ici la place qui leur revient à d’autres opinions.

Du système de retraite au système d’actifs

FOKUS : Système social.

Comme on le sait, le système de pension luxembourgeois est confronté à plusieurs défis, notamment en ce qui concerne l’évolution démographique et l’avenir de la sécurité sociale. Les principaux problèmes souvent cités sont les suivants

Changement démographiqueLe Luxembourg a une population de plus en plus vieillissante. L’espérance de vie augmente alors que le nombre de jeunes qui cotisent au système diminue en termes relatifs. Cela signifie que de moins en moins d’actifs doivent soutenir de plus en plus de retraités.
Dépendance du marché du travailLe système de retraite est fortement dépendant des contributions du marché du travail. Le Luxembourg bénéficie actuellement d’un taux d’emploi élevé, notamment grâce aux travailleurs frontaliers. Si l’emploi stagnait ou diminuait, le financement du système pourrait être menacé.
Financement et réservesBien que la caisse de retraite dispose actuellement de réserves, on s’attend à ce que celles-ci diminuent au cours des prochaines décennies. Selon les prévisions, le système pourrait devenir structurellement déficitaire à partir de 2030 ou 2040 si aucun ajustement n’est effectué.
Inégalité de répartition et équité intergénérationnelleCertains craignent que la structure actuelle du système ne soit pas équitablement répartie entre les générations. Les jeunes qui cotisent aujourd’hui au système pourraient moins en bénéficier à l’avenir si aucune réforme n’est entreprise.

Ce sont des problèmes connus. Mais il existe d’autres questions sociales qui ne sont pas prises en compte par le système de retraite actuel :

Patrimoine des Luxembourgeois

>95% du patrimoine des Luxembourgeois est constitué de deux produits : L’immobilier (résidences principales et secondaires) et leurs rentes. Le premier est un investissement caché, illiquide, soumis aux fluctuations à long terme du marché immobilier et au moment de l’entrée ou de la sortie sur le marché, et qui nécessite des financements externes à des conditions avantageuses pour être rentable. Il s’agit d’un investissement caché dans le sens où les résidents souhaitent avant tout acheter une maison pour eux et leur famille et disposer 25 à 30 ans plus tard d’un patrimoine défiscalisé de plusieurs millions d’euros. Le second produit, souvent négligé, est beaucoup moins intuitif, car les pensions sont aujourd’hui financées par un système de redistribution intergénérationnel et ne sont totalement disponibles qu’au moment où l’on y a droit (c’est-à-dire jusqu’à l’âge de la retraite). Les Luxembourgeois ont inconsciemment décidé de limiter le cœur de leur patrimoine personnel à des produits illiquides et indisponibles, dans le but d’obtenir un rendement à long terme de la vente de leurs biens immobiliers et de vivre de leur retraite. Le reste de leur patrimoine est constitué de voitures et de biens personnels qui perdent constamment de la valeur et sont donc sans intérêt. En conséquence, de nombreux Luxembourgeois sont riches en patrimoine, mais pauvres en liquidités.

Ce système a bien fonctionné au cours des dernières décennies, avec un accès (relativement) facile au financement immobilier, une hausse constante des prix de l’immobilier, un fonds de pension stable et une croissance économique à long terme. Le système fonctionne mieux lorsque deux ou trois générations d’un même ménage en ont bénéficié.

Population hétérogène

  • Aujourd’hui, l’économie réelle au Luxembourg est principalement alimentée par les expatriés et les travailleurs frontaliers dans le secteur des services financiers (et d’autres secteurs clés). Il n’y a aucune raison pour qu’un électricien, un juge, un professeur, etc. gagne plus au Luxembourg que dans les pays voisins – si ce n’est (1) le fait que certains secteurs clés font entrer beaucoup d’argent dans le pays et dans les caisses de l’État, qui peut ensuite être redistribué, et (2) parce que le Luxembourg est petit, il est économiquement possible qu’il y ait une faible concentration de richesse dans différents secteurs (par exemple dans le secteur public).
  • La situation des navetteurs aujourd’hui et leur attitude vis-à-vis du Luxembourg sont dramatiques. Un sujet qui est loin d’être suffisamment abordé est le mécontentement général et l’absence de solidarité ou de sentiment d’appartenance au Luxembourg. Dans quelle mesure le système social luxembourgeois est-il dépendant des navetteurs ? Comment les frontaliers votent-ils aujourd’hui (gauche/droite) et leur position politique correspond-elle aux valeurs luxembourgeoises et aux exigences du marché du travail ? Combien de frontaliers seront nécessaires en 2050 pour assurer la croissance économique ? Sommes-nous sûrs que les frontaliers qui sont parents recommanderont à leurs enfants de travailler au Luxembourg en 2050 ?
  • Les expatriés qui seront nécessaires en 2050 pour financer le système de redistribution ne pourraient probablement pas trouver le Luxembourg aujourd’hui, même sur une carte.

Le système de redistribution intergénérationnelle est très pertinent dans une population homogène où la redistribution se fait des parents vers les grands-parents et des enfants vers les parents au sein d’une même population. Dans une population à forte proportion d’étrangers, où d’ici 2050 la population active des travailleurs frontaliers sera plus importante que celle des travailleurs nationaux et devra être soutenue par des expatriés de pays tiers, on peut remettre en question le système de redistribution entre les générations. Une grande partie des retraites est actuellement versée à l’étranger. D’ici 2050, ce sera une écrasante majorité.

Solidarité non quantifiée et manque de transparence

Combien d’argent ai-je versé à la caisse de retraite au cours de ma carrière professionnelle ? Quel aurait été le rendement si j’avais versé cet argent directement dans la caisse de retraite ? Ce sont des questions très simples, mais la réponse est délibérément dissimulée et non communiquée. Le système actuel reflète une mentalité selon laquelle « le père de l’État s’occupe déjà de tout » et ne permet pas aux gens de s’engager activement.

De nombreuses idées, telles que l’augmentation de la pension minimale, sont avancées sans quantifier l’impact individuel par personne. Pourtant, ces effets sont facilement quantifiables. Quelle part de mon argent est redistribuée, et cette redistribution est-elle juste et sociale ? Une politique sociale est-elle menée avec ma pension ? L’aspect positif de la solidarité est qu’elle est quantifiable. Il faut en tirer parti.

Revenu vs. patrimoine

Le Luxembourg est connu pour le fait que tout est calculé sur la base du revenu (par exemple, droit aux allocations de chômage, allocation de vie chère, imposition, etc.) Dans un pays où de nombreuses personnes sont riches en patrimoine mais pauvres en liquidités , il est possible de posséder un bien immobilier d’une valeur supérieure à un million d’euros tout en percevant des allocations de chômage. Toutefois, à partir d’un certain point, il est important qu’une société déplace l’accent du revenu vers le patrimoine et qu’elle procède à une meilleure mesure du patrimoine individuel, y compris en ce qui concerne la fiscalité.

SOLUTION

Les idées actuelles de différents partis ne visent pas à résoudre les problèmes existants, mais tentent plutôt de maintenir un vieux système insoutenable et injuste en compensant les problèmes de liquidité à long terme. Les idées sont toujours les mêmes : Augmentation des cotisations salariales et patronales, allongement de la durée de vie active, relèvement de l’âge de la retraite, plafonnement des cotisations, etc. Les partis qui veulent se montrer plus progressistes sur le plan social souhaitent mettre en œuvre ces mesures de manière progressive (par exemple, augmentation graduelle des cotisations, relèvement régulier de l’âge de la retraite, etc.) Il s’agit des mêmes idées, mais avec un degré de sensibilité politique différent.

Nous proposons des solutions plus innovantes et à long terme à ces problèmes, même si cela implique un changement de paradigme :

Phase 1 : généralisation des investissements de la naissance à 21 ans par l’introduction d’un 4e pilier

Toute personne née au Luxembourg doit disposer à sa naissance (ou à son arrivée au Luxembourg) d’un compte d’investissement sur lequel un montant minimum fixe est versé chaque mois jusqu’à l’âge de 21 ans. Le Luxembourg est connu pour être le deuxième centre de fonds d’investissement au monde, mais la plupart des Luxembourgeois n’ont pas de compte d’investissement et n’investissent pas dans les produits qui font la richesse du pays.

Le Luxembourg devrait développer une mentalité d’investissement et les jeunes adultes devraient être encouragés à investir dès leur plus jeune âge. La contribution de 250 euros par mois, par exemple, devrait être financée par les parents, l’État et par les prestations des employeurs/salariés (y compris les avantages fiscaux). Ce montant est inférieur aux allocations familiales actuelles.

Ce système permet à tout résident né au Luxembourg d’accumuler un patrimoine d’environ 100.000 € (hors frais) jusqu’à l’âge de 21 ans, alors que seulement 63.000 € ont été investis. Si aucune autre contribution n’est faite, ce montant passe à pour un rendement annuel net de 5% :

Âge 5660Âge 65
700 000 EUROS700 000 EUROS900 000 EUROS

Cette mesure permettrait à elle seule de combler le déficit du déséquilibre actuel des pensions.

Au deuxième trimestre 2025, le salaire minimum pour un emploi à temps plein au Luxembourg est de 3.244,48 € (ce qui correspond à une contribution de 551,56 € (2 x 8,5 %) par mois au système de redistribution actuel (cotisations patronales et salariales), qui est utilisé pour compenser les versements de pension actuels). Un investissement initial de 100.000 euros à l’âge de 21 ans donnerait le résultat suivant, avec un rendement net de 5 %, cotisations de retraite comprises :

30 ans d’emploi35 ans d’emploi40 ans d’emploi
900 000 EUROS1,2 million d’euros1,55 million d’euros

Ces chiffres ne tiennent pas compte des indexations, des augmentations de salaire, des cotisations personnelles, etc.

Ce système permettrait non seulement d’éliminer le déséquilibre des pensions, mais aussi de promouvoir une nouvelle culture d’investissement et de création de richesse au Luxembourg. Il est important que nous, en tant que société, soutenions cette nouvelle idée et garantissions ainsi un avenir sûr et prospère pour notre jeune génération.

Dans le cadre des stratégies de l’UE pour une Union de l’épargne et de l’investissement (SIU) et des produits de retraite personnels paneuropéens (PEPP), le citoyen moyen devrait avoir un accès plus facile aux produits liquides et semi-liquides.

La proposition prévoit la création d’un nouveau produit qui permettrait d’investir directement dans le fonds de pension, en plus du fonds de pension. Actuellement, le fonds de pension est le seul actionnaire du système de retraite (Fonds de compensation commun au régime général de pension, FDC). Un investissement parallèle dans le FDC garantirait aux personnes le même rendement (environ 5 % par an). Il existe aujourd’hui des produits permettant aux enfants d’investir dans des actions et autres produits financiers. Toutefois, ces produits financiers sont détenus au nom des parents ou, s’ils sont au nom des enfants, ne leur sont accessibles qu’à partir de 18 ans pour  » « . Il s’agit de produits d’épargne et non de produits de retraite ou de constitution de patrimoine. Il n’existe actuellement aucun produit connu qui permette aux parents (ou à l’État) de mettre en place un plan patrimonial à long terme pour les enfants afin de prévenir la pauvreté des personnes âgées et de renforcer le système de retraite.

Phase 2 : Du système de pension au système social ; du fonds de pension au plan social luxembourgeois.

Pour résoudre les problèmes actuels, un changement de paradigme est nécessaire.

À partir du 1er janvier 2026, 25,5 % de tous les salaires seront versés au système de pension (8,5 % chacun par le salarié, l’employeur et le budget de l’État). Les salariés (pilier 2) et les employeurs (pilier 3) pourront continuer à investir dans des produits de retraite complémentaire sur une base volontaire.

Un système patrimonial qui fonctionne bien n’a pas besoin de trois (ni même de quatre) piliers. Surtout pas si deux d’entre eux sont optionnels et non universels et ne sont généralement accessibles que tard dans la vie professionnelle. Pratiquement chaque travailleur au Luxembourg est automatiquement affilié au pilier 1. Fin octobre 2025, cela représentait environ 527.649 contrats de travail actifs. Selon l’Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement (ALFI), environ 1,5 milliard d’euros sont concentrés sur le pilier 3, pour environ 13.000 membres. Cela représente moins de 2,5% de la population active couverte par le pilier 3. Un montant similaire se trouve dans le pilier 2, mais réparti sur environ 135.000 personnes. Toutefois, ce pilier 2 est plutôt un produit d’épargne, car on peut généralement utiliser l’argent après dix ans. La conclusion est claire : le pilier 2 n’est pas universel et ne profite pas à tous dans la même mesure. Le pilier 3 est encore plus restrictif et constitue un mécanisme d’exception dont seule une minorité de personnes bénéficie, généralement dans certains secteurs ou pour certains employeurs. Pour la grande majorité des travailleurs, ces deux constructions ne jouent pas de rôle réel dans leur vie quotidienne. Il est donc fondamentalement problématique de parler de « piliers », car ce terme suggère une équivalence qui n’existe pas dans la réalité. Les effets des différentes mesures sont extrêmement mal répartis et n’ont pas, pour la plupart des gens, la signification systémique que le terme implique. Il n’y a aucune raison de poursuivre ces stratégies de piliers en parallèle avec des dates cibles différentes, des produits différents, des incitations fiscales différentes et des rendements différents.

Le système de répartition actuel doit être transformé en un système par capitalisation . Au lieu d’utiliser les cotisations actuellement versées par les travailleurs pour financer les pensions des travailleurs déjà à la retraite, chaque individu cotise à un fonds d’investissement (le Prosperity Fund) où l’argent est investi. Au moment de la retraite, chacun reçoit ses propres économies et les intérêts accumulés.

Ce modèle n’impose aucune restriction en termes d’âge d’activité ni d’âge cible de départ à la retraite. Chacun peut décider individuellement du moment où il souhaite partir à la retraite s’il estime avoir accumulé suffisamment d’actifs. Par conséquent, le terme « retraite » n’est plus approprié – le système devient un système patrimonial dans lequel chacun cherche à se constituer un patrimoine privé important.

L’une des plus grandes forces du Luxembourg est notre solidarité. Il ne s’agit pas de créer un système entièrement individualisé dans lequel chacun ne travaille et ne cotise que pour lui-même. C’est pourquoi nous devons garantir un système de pension solidaire et une pension minimale. Toute personne résidant légalement au Luxembourg à partir d’un certain âge devrait recevoir une pension minimale garantie, indépendamment de ses cotisations individuelles. Une sorte de « revenu de base pour les personnes âgées ». L’âge minimum devrait être fixé à 65 ans et être ensuite adapté en fonction de l’évolution de l’espérance de vie. Cela devrait être financé par les recettes fiscales et non pas payé sur le capital du bénéficiaire. Actuellement, à partir du 1er janvier 2026, 8,5 % des cotisations (la part de l’État) sont déjà financées par des recettes fiscales. Par conséquent, il s’agirait essentiellement d’une forme de redistribution fiscale.

Les employeurs et les employés devraient investir dans un fonds d’investissement. Il pourrait s’agir d’un fonds pour toutes les entreprises d’un secteur donné, d’un fonds travaillant pour une entreprise spécifique ou d’un fonds pour un groupe de personnes travaillant dans certaines professions (médicales, par exemple). Il pourrait aussi s’agir simplement du FDC actuel. La participation à un fonds sectoriel donné pourrait, dans certaines circonstances, être rendue obligatoire pour l’ensemble du secteur. La participation est obligatoire, mais devrait également offrir une certaine flexibilité dans le choix des investissements. Un fonds fonctionne sur la base d’un financement en capital : un salarié, avec son employeur, accumule des droits au fil des ans en investissant collectivement ces cotisations, à partir des cotisations versées et des revenus du fonds. La constitution du capital bénéficie d’avantages fiscaux jusqu’à un certain niveau en fonction du revenu.

L’objectif de cette structure est de créer un système d’actifs dans lequel chacun sait, à tout moment de sa carrière, combien d’actifs il possède.

Le nouveau système permet de maximiser le plan d’épargne. Il est important de cotiser au plan le plus tôt possible (idéalement dès la naissance).

Phase 3 : maximisation du plan d’actifs luxembourgeois

La règle 8,5-8,5-8,5 devrait être modifiée et le montant total devrait être augmenté d’au moins 3 points de pourcentage :

  • Une partie de la contribution de l’État de 8,5 % devrait être utilisée comme redistribution des recettes fiscales afin de garantir une pension minimale à la retraite.[1]
  • Actuellement, il existe déjà des avantages fiscaux en vertu desquels les employeurs versent en plus 3 ou 4 % (jusqu’au plafond S1) et 8 à 12 % (pour tout ce qui dépasse le plafond S1) dans le pilier 3 (actuel). Au lieu d’offrir différents produits sous différents piliers, la contribution de l’employeur devrait être portée à au moins 10 % (avec d’autres incitations fiscales pour l’augmenter) et versée directement dans le (nouveau) fonds patrimonial.
  • Tous les travailleurs devraient verser une contribution minimale de 10 % à leur propre plan. Étant donné que cet argent est utilisé pour des investissements et non pour payer d’autres générations, cela ne devrait pas être contesté, car il est finalement rentable pour tous les travailleurs.

Le système de pension actuel est encore injuste dans la mesure où les cotisations réelles (y compris les rendements) restent dans le fonds de pension et que seule une fraction des cotisations est versée aux retraités. La contribution réelle n’est pas prise en compte. Le montant actuellement versé est calculé selon un ensemble complexe de règles mathématiques.

Pour voter en faveur du nouveau système, une nouvelle administration devrait être mise en place (et l’actuelle supprimée) avec pour objectif de maximiser le bien-être de la population. Idéalement, il s’agirait d’un partenariat entre le secteur privé et le secteur public, garantissant que des professionnels soient chargés de maximiser la richesse individuelle de chaque individu au Luxembourg. Le développement de la culture financière et l’investissement intensif et durable dans l’éducation financière sont une nécessité absolue pour un système économique et patrimonial axé sur la durabilité et la stabilité. Ce n’est qu’en développant très tôt une compréhension globale de l’épargne, de l’investissement, des risques et de la planification à long terme que les citoyens pourront prendre des décisions éclairées sur leur propre avenir financier. Une éducation financière sérieuse ne doit pas se limiter à des initiatives volontaires ou à des privilèges individuels, mais doit être largement accessible, structurée et intégrée à l’ensemble du cycle de vie professionnel. Elle n’est pas seulement un outil de responsabilisation individuelle, mais aussi une base pour le renforcement de la cohésion sociale, la réduction des inégalités et la durabilité à long terme du système public.


[1] Il est permis de se demander pourquoi l’État luxembourgeois verse 8,5 % au système de retraite pour chaque travailleur. Ne serait-il pas plus logique et intuitif de prendre 17% du salaire d’un travailleur et de réduire la charge fiscale de chaque travailleur du même montant, plutôt que de taxer le travailleur et d’utiliser une partie de ces recettes fiscales pour financer le système de retraite ? La raison en est relativement simple : en taxant et en redistribuant, l’État obtient davantage de pouvoir pour répartir les revenus et accorder des avantages à une certaine catégorie de contribuables (par la redistribution et les incitations fiscales). C’est un exemple flagrant de la façon dont le système de retraite actuel est utilisé pour une redistribution sociale déguisée.

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